“Il croyait avoir 10 mois de trésorerie. Il en avait 2.”

Ce récit est inspiré de plusieurs cas réels.

L’atterrissage brutal

Alain, fondateur d’une startup tech lyonnaise, vient de lever 200 000 €.

Excitation, nouvelles recrues, communication qui s’accélère…

Il regarde son compte bancaire et se dit :

“On est large pour 10 mois.”

Trois mois plus tard, son expert-comptable reçoit un appel pressé :

“On a à peine 30 000 € en banque. Il s’est passé quoi ?!”

Le cash burn, ce feu qui fond en silence

La vitesse de cash burn (la vitesse à laquelle une entreprise consomme sa trésorerie) est souvent sous-estimée, surtout en période de croissance ou de lancement.

Pourquoi ?

Parce qu’on regarde la trésorerie comme un solde, pas comme un flux.

Avoir 100 000 € sur le compte ne veut rien dire si votre business vous coûte 50 000 €/mois.

La mauvaise habitude : piloter “à l’œil”

Beaucoup de dirigeants raisonnent en mode :

“Tant que j’ai du cash, je suis tranquille.”

Mais la gestion de trésorerie, ce n’est pas un simple relevé bancaire.

C’est un pilotage fin, régulier, anticipé, qui doit intégrer :

  • Les flux entrants (paiements clients, subventions…)
  • Les sorties (salaires, charges, fournisseurs…)
  • Les délais de paiement (ceux que vous subissez et ceux que vous appliquez)
  • Et surtout, le BFR : ce fameux besoin en fonds de roulement, souvent invisible mais bien pourtant bien réel, qui est le carburant sans lequel le véhicule cale.

Le vrai sujet : le temps d’avance

Le prévisionnel de trésorerie n’est pas un outil “pour les banquiers”.

C’est votre radar interne.

Il vous dit si :

  • Vous aurez assez pour payer les salaires dans 2 mois
  • Vous pouvez recruter sans vous mettre en danger
  • Vous devez accélérer les relances clients
  • Il faut ajuster vos délais fournisseurs

—> Il vous évite de piloter les yeux fermés.

Pourquoi le BFR plombe votre trésorerie sans prévenir

Le BFR, c’est l’argent qu’il vous faut pour faire tourner la boîte entre ce que vous dépensez tout de suite (salaires, matières, prestas) et ce que vous encaissez plus tard.

Et ce “décalage” peut couler un business en bonne santé.

Un exemple concret :

  • Vous signez un gros contrat → super !
  • Vous commencez la prod → vous payez vos prestataires
  • Le client paie à 60 jours → vous tenez… ou pas

Résultat : plus vous avez de clients… plus votre tréso s’essouffle.

Comment sécurise-t-on cela, concrètement ?

  • En mettant en place un prévisionnel de trésorerie glissant, mis à jour chaque mois ou chaque trimestre.
  • En suivant les variations de BFR à la loupe.
  • En ajustant les pratiques commerciales : acomptes, délais, échéanciers…

Et non, ce n’est pas réservé aux startups, TPE, PME, professions libérales : nous sommes tous concernés.

“On en parle quand ?”

On ne vous dira jamais “il faut faire peur aux dirigeants”.

Mais parfois, la prise de conscience est ce qui évite la vraie mauvaise surprise.

Chez Bulle, on accompagne plusieurs dirigeants sur ces sujets de gestion de trésorerie, de manière simple et concrète.

Si vous sentez que ça vous parle, prenons un temps d’échange pour y voir plus clair.

 

À retenir :

  • Le solde bancaire ne suffit pas pour piloter votre boîte
  • Le BFR peut plomber une entreprise qui va bien
  • Un prévisionnel de trésorerie est votre meilleur outil d’anticipation